« Du soleil au coeur… »

Ca y est, c’est voté, je vais pouvoir me marier ou non. En tout cas : j’ai le choix. Et si, avec mon homme, nous prenons la décision de nous unir devant Monsieur le Maire, nous n’en deviendrons pas pour autant des bourreaux d’enfants ou des monstres sanguinaires. Notre couple sera protégé, c’est tout. Et juste ça. Que la guillotine reste bien au chaud, je ne mérite pas tant.

C’est une chanson d’amour, c’est donc une chanson révolutionnaire. C’est une chanson révolutionnaire, c’est donc une chanson d’amour. C’est par ces mots que Gréco introduit généralement le Temps des Cerises. Ce Temps des Cerises qui s’achève ainsi :

« J’aimerai toujours le temps des cerises, 

C’est de ce temps-là que je garde au coeœur 

Une plaie ouverte ! »

Malheureusement, je crois que cette plaie béante aura bien du mal à se refermer. Cette plaie par laquelle s’est infiltrée tout ce fiel décomplexé de ces derniers mois. Cette plaie que beaucoup ressentent vivement. Cette plaie, nous ne l’oublierons pas. Nous n’oublierons pas non plus cette dernière heure de débat et ces bancs vidés aussitôt la loi votée, comme un énième doigt bien profond que l’opposition nous fout dans le cul. Mais quel plaisir de voir enfin ces images, devant l’Assemblée, de la blondasse décérébrée humiliée et silencieuse sous les « homophobes » !

Et surtout… Quel magnifique discours de clôture de Taubira ! Oui Madame, je garderai la tête haute. Merci pour vos paroles.

Et ne gâchons pas ce moment historique, crions bien fort ce soleil au coeur :

« Quand nous chanterons le temps des cerises, 

Et gai rossignol, et merle moqueur

Seront tous en fête !

Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux du soleil au coeœur !

Quand nous chanterons le temps des cerises 

Sifflera bien mieux le merle moqueur ! »

Et cliquez là, c’est drôlement bien -> ! CHAMPAGNE !